person showing handcuff

Ma mère et son mari au poste de police

Le policier a essayé d'ouvrir mon téléphone, mais après avoir trop bidouillé avec le mot de passe, il l'a bloqué. Il est venu me voir et m'a demandé si je connaissais le mot de passe pour le débloquer. Etant naïf, je lui ai dit que je pouvais appeler l'opérateur et leur demander de me donner le mot de passe de la carte SIM... Ils m'ont demandé mon numéro national, que je connais par cœur (à force de le répéter lors de mes appels avec eux). Là, le policier était tout content d'avoir réussi à ouvrir mon téléphone, et apparemment, en même temps, ma cousine m'a appelé. Le policier lui a dit que j'étais au poste de police de Saghour. Ma cousine a informé ma mère, qui a, à son tour informé, son mari, et ils sont venus me voir dans la nuit...

C'était une situation surréaliste pour moi. Quand je suis entré et que je les ai vus, elle et son mari avec l'officier, je me souviens m'être agenouillé à ses pieds en pleurant. Son mari m'a donné un coup de pied. Bien sûr, il fallait qu'il montre devant l'officier que mon homosexualité était inacceptable dans notre famille, que j'étais une honte pour eux. Alors qu'il est lui-même le plus grand hypocrite, incapable de laisser passer une fille ou une femme mariée sans tenter quelque chose avec elle !

Leur arrivée était trop tardive, car le rapport avait déjà été rédigé et ils ne pouvaient plus me libérer... Avant qu'ils ne partent, je leur ai demandé de m'apporter du lait parce que mon estomac me brûlait énormément... Et je me souviens que le policier qui m'a donné le verre de lait était vraiment beau... Même dans une telle situation, je ne pouvais pas m'empêcher de le mater...

En écrivant, je me suis souvenu que ma mère avait demandé à l'officier si elle pouvait voir Houssam Al-Baydawi (peut-être voulait-elle voir le goût de son fils, hahaha). Ils l'ont amené menotté aux pieds et aux mains, avec le visage gonflé à cause des coups... Il faisait vraiment peur à voir.