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Je ne ferai pas tard (été 2006)
Je suis sorti de chez lui, content et euphorique. Au pied l'immeuble, un gars est venu et lui a demandé : "Es-tu Houssam Al-Baydawi ?"... et ils l'ont pris... Là, je ne sais pas pourquoi, j'ai décidé de m'enfuir en courant, mes jambes touchaient presque mon dos tellement j'allais vite. Je me souviens avoir entendu quelqu'un crier : "Attrapez-le, attrapez-le", et là, un gars énorme à la fin de la ruelle m'a attrapé par la ceinture de mon pantalon... Je suis tombé lourdement.
Ils m'ont mis dans la voiture avec Houssam, et il y avait aussi un jeune avec nous. Ils nous ont emmenés chez le chef de la police de district à Rouma. Je me souviens qu'ils lui ont dit qu'en arrêtant Houssam Al-Baydawi, ils m'avaient trouvé avec lui. À ce moment-là, il a décidé que l'ion doit m'arêter aussi (c'était une décision naturelle parce qu'à cette époque, j'avais l'apparence très efféminé, et j'étais facilement associé à la première catégorie, celle des "efféminés"). Ensuite, nous sommes allés au poste de police de Saghour... Là-bas, la famille du jeune mineur avait demandé la diffusion d'un avis disparition de leur fils...
Le garçon qui était dans la voiture s'appelait Ali. Il semble qu'il avait quitté la maison et était allé dormir chez Houssam. Pendant ce temps, sa famille avait demandé la diffusion d'un avis de disparition. Quand il est revenu, ils sont allés au poste de police pour révoquer l'avis, mais nos forces de sécurité sont très soucieuses de la sécurité des citoyens, donc ils ont voulu savoir où il était... Avec quelques gifles, le garçon a avoué, et ils ont tendu un piège à Houssam et l'ont attrapé devant chez lui...
Ah, maintenant je me souviens que le Mukhtar (chef de quartier) de Rouma était avec eux quand ils nous ont pris... Bref, je me suis retrouvé dans la cellule de la prison de Saghour avec plein de monde.
Plus tôt dans la journée, j'avais parlé avec Houssam et décidé d'aller chez lui le soir. Ma mère m'a demandé où j'allais, et je lui ai dit que je ne ferai pas tard, juste deux heures et je rentrerais... C'était pendant la période des derniers examens de ma quatrième année à l'université... Je me souviens avoir dit aux policiers au poste que j'avais un examen dans quelques jours, ils m'ont dit qu'ils pourraient m'envoyer passer l'examen avec un policier mais menotté devant les autres étudiants... Mais là, j'ai refusé... Comme si dans une telle situation, cela pouvait vraiment arriver...